Les friperies des Côtes-d’Armor profitent d’un contexte favorable. Depuis le 1er septembre 2026, la loi sur la fast fashion impose un malus sur la mode ultra-éphémère, mais exclut explicitement la vente de seconde main. Résultat : on trouve dans le département un tissu de boutiques variées, du dépôt-vente soigné à la friperie solidaire. Pour ce classement, on a retenu la singularité du concept, la diversité de l’offre et l’ancrage local de chaque enseigne.
1. Le Dressing de Caro – friperie à Saint-Brieuc

Installée rue Pohel à Saint-Brieuc depuis plusieurs années, Caroline Mahéo-Lavigne a construit une clientèle fidèle autour d’une sélection pointue. Le Dressing de Caro mise sur le dépôt-vente féminin, avec un tri rigoureux qui écarte les pièces abîmées ou démodées.
On y vient pour renouveler sa garde-robe avec des vêtements en bon état, souvent de marque. Le tri à l’entrée garantit un niveau de qualité constant. Le format boutique, loin des bacs à fouiller, plaît à celles qui veulent une expérience proche du shopping classique.
Ce concept s’adresse aux femmes qui cherchent des pièces prêtes à porter sans retouche ni mauvaise surprise.
2. Les Culottées d’Armor – boutique solidaire à Saint-Brieuc

Les Culottées d’Armor ont ouvert une boutique de seconde main à Saint-Brieuc avec un positionnement engagé. L’enseigne associe vente de vêtements d’occasion et démarche solidaire, portée par un collectif local.
Ce qui distingue cette boutique : le lien entre mode et militantisme. On n’y achète pas seulement un vêtement, on soutient un projet associatif ancré dans le territoire costarmoricain. Le public visé est large, mais les retours montrent un attrait particulier pour les clientes sensibles aux enjeux écologiques et sociaux.
3. Dstock Armor – solderie et seconde main à Pléneuf-Val-André

Dstock Armor est une solderie discount implantée à Pléneuf-Val-André. Le concept dépasse la friperie classique : on y trouve du déstockage de grandes marques en prêt-à-porter, chaussures, accessoires, mais aussi bricolage ou alimentation.
Les arrivages changent régulièrement, ce qui pousse à revenir souvent pour ne pas rater une bonne affaire. Ce format convient à ceux qui cherchent des prix bas sur des produits variés, pas uniquement du textile. Les familles y trouvent leur compte.
4. Armel Collection – vêtements et accessoires en Bretagne

Armel Collection propose une gamme de vêtements et accessoires pour femmes, avec un mélange de pièces neuves et d’occasion. L’enseigne vise un équilibre entre élégance et confort, avec une offre qui couvre plusieurs styles.
Le fait de mêler neuf et seconde main dans un même espace permet aux clientes de composer des tenues complètes sans multiplier les boutiques. On s’adresse ici à un public féminin qui veut de la diversité sans se ruiner.
5. Emmaüs – ressourcerie solidaire à Saint-Brieuc

Emmaüs reste une référence en matière de seconde main solidaire dans les Côtes-d’Armor. Le rayon textile de la communauté briochine brasse un volume conséquent de dons, avec un renouvellement permanent des portants.
On y vient pour les petits prix, mais aussi pour le geste. Chaque achat finance l’insertion professionnelle de personnes en difficulté. Le tri est moins sélectif qu’en dépôt-vente, ce qui demande un peu de patience, mais les trouvailles sont réelles.
6. La Friperie Nord – enseigne bretonne référencée

La Friperie Nord apparaît parmi les enseignes référencées en Bretagne. Son positionnement se concentre sur le textile d’occasion avec un approvisionnement régulier.
Le format s’adresse à ceux qui aiment fouiller. Contrairement aux dépôts-vente triés sur le volet, on est ici dans une logique de volume où le plaisir vient de la découverte inattendue. Les amateurs de vintage y consacrent volontiers une heure ou deux.
7. Croix-Rouge – vestiboutique à Guingamp

La vestiboutique de la Croix-Rouge à Guingamp propose des vêtements d’occasion à prix modiques. Le réseau national garantit un cadre structuré, avec des bénévoles formés au tri et à la mise en rayon.
Ce point de vente s’adresse en priorité aux personnes à budget serré, mais tout le monde peut y entrer. Les vestiboutiques Croix-Rouge pratiquent des tarifs parmi les plus bas du département.
8. Secours populaire – boutique solidaire à Lannion

Le Secours populaire dispose d’un point de vente textile à Lannion qui fonctionne sur le même modèle solidaire. Les vêtements collectés sont triés, lavés et proposés à la vente.
L’intérêt de ce type de structure réside dans le maillage territorial : on couvre l’ouest du département, là où les friperies indépendantes sont moins nombreuses. Les retours varient sur la régularité du stock, mais le rapport qualité-prix reste très compétitif.
9. Ressourcerie du Penthièvre – réemploi textile à Lamballe

Côté Lamballe, la Ressourcerie du Penthièvre intègre un rayon vêtements dans une logique globale de réemploi. On y trouve aussi du mobilier, de la vaisselle, des livres.
Le profil est différent d’une friperie pure : on vient pour chiner au sens large. Le textile représente une partie de l’offre, mais l’ensemble forme un circuit cohérent pour qui veut consommer autrement. Le public familial y est bien représenté.
10. Friperie associative de Plérin – seconde main locale

À Plérin, une friperie associative propose des vêtements d’occasion dans un cadre de proximité. Le fonctionnement repose sur des bénévoles et un approvisionnement par dons locaux.
Ce type de structure associative complète l’offre des enseignes nationales en apportant un ancrage de quartier. On y passe facilement en faisant ses courses, sans prévoir une sortie dédiée. Le stock dépend des dons, ce qui crée un effet de surprise à chaque visite.
Le département des Côtes-d’Armor offre un éventail de friperies qui va du dépôt-vente sélectif à la ressourcerie solidaire, en passant par la solderie discount. Avec l’entrée en vigueur du malus sur la mode ultra-éphémère et l’interdiction européenne de destruction des invendus textiles depuis juillet 2026, la seconde main gagne en pertinence économique et réglementaire. Reste à pousser la porte et à prendre le temps de fouiller.

